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Le coq
Cette histoire commence lors d' une nuit frisquette
A l'heure où le ciel noir se mâtine de gris
Un coq s'est invité et secouant sa crête
Il mit tous son talent à nous jeter du lit
Cette bestiole fière et parfois belliqueuse
Réitéra ses cris tous les matins suivants
Mes gesticulations et menaces rageuses
N'entamèrent en rien l'ardeur du coq errant
Il semble décider à rester quelques temps
S'installant dans l'abri du vieux chat tout penaud
Focalisant sur lui haine et ressentiments
Que viennent les chasseurs les bouchers le bourreau
Je me mis à rêver de recettes assassines
Où se mêlait couteau, vin rouge et oignons
Un grand cri de terreur, celui de la victime
Mais non c'est encore lui qui sonne du clairon
Et puis un beau matin surprise pas d'aubade
Tard dans la matinée nous fumes réveillés
Pendant le déjeuné l'ambiance fut maussade
Chacun ressentais bien un manque inexpliqué
Ce fut ma petite fille qui dans son innocence
Questionna pour savoir où cococ se trouvait
Chacun baissant la tête dans un soudain silence
Comme s'il regrettait ses mauvaises pensées
Puis après la colère l'inquiétude s'installe
Notre gallinacé aurait changé de gite
Attiré par des poules aguichantes et vénales
Espérant toutes du coq être la favorite
Nous fûmes vite fixés, cococ la nuit suivante
Mit un malin plaisir à tous nous réveiller
Pourtant ce fameux cri qui crève les tympans
Nous parut bien plus doux,.. allons nous l'adopter?
Jacques avril 2008
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