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Quel régal nom d'un chien !
(la “caldeirada")
Sur l’étal git comme une épave
un gros calmar de deux kilos
sacré nom de nom qu’il est beau
on va faire un repas de braves !
Voici la bête en ma cuisine
étendue sur le découpoir
là, je la tiens en mon pouvoir
mais tout d’abord je l’examine
De la pointe de mon couteau
je fais une entaille précise
le long de la peau qui s’irise
sur la ligne fine du dos
Tout d’abord, avec précaution
j’enlève la “plume” élancée
translucide et bien carénée
qui lui servait de longeron
Attention, c’est la sale affaire,
son encre fuit par tous les bouts !
Ne mettons pas du noir partout,
heureusement je sais y faire !!
Regardez bien, j’ouvre le bide :
ce goûlu a dans l’intestin
un sèvereau long d’une main,
il n’est pas mort le ventre vide !
Le voila tout propre et tout beau
je vais pouvoir le dépiauter
et joliment le découper
en un tas de petits morceaux
Maintenant écoutez la suite
elle va vous enthousiasmer
car l’huile d’olive enbaumée
chante déja dans la marmite.
N’hésitons pas, c’est le moment!
je jette, à peine enfarinée
ma bestiole coupée en dés,
écoutez ce frémissement !
Le calmar rosit, (j’en salive !)
j’ajoute épices, thym, safran,
voici que monte tendrement
une odeur de musc et d’olive
Que les parisiens me maudissent !
à ce mollusque parfumé
j’ajoute des lardons fumés
même de petites saucisses
Enfin je mets soigneusement
un kilo de pommes de terres
qui pendant une heure entière
vont mijoter tout doucement
Certains ajoutent du vin blanc
un peu d’eau (voire de la bière)
mais pour moi, ce que je préfère
c’est que ça reste consistant
Et maintenant c’est l’empoignade !
Enfants, à table ! grouillez vous !
Apportez le vin ! taisez vous,
et dégustons ma caldeirade !
Bien entendu, pour faire court (et pas court-bouillon!) je n'ai pas parlé des oignons, de quelques petites tomates, ou même de belles moules d'Espagne... et puis ne pas trop cuire quand meme, une demi-heure à l'autocuiseur ....) essayez
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