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La mare aux libellules
Dans mon marais pousse parfois l’amertume
Pas celle qui se dévoile à l’aube sous la brume
Non, une petite larme douce ,subtile, lancinante
Qu’on laisse émerger sur les feuilles tremblantes
Je ramasse les pierres ,les blanches, les sombres
Dans la vase profonde où s’entremêlent les ombres
Je dessine les salamandres de mes rêves funambules
Qui me rappellent ,l’élégance d’un vol de libellules
Petites ,petites ..virevoltez sur les étangs translucides
Cœur de ruisseau ,formé de votre obole ô suicide
Souffle du vent ,sur les herbes qui frôlent l’eau
Je caresse l’espoir insensé ,d’être un jour le roseau
Et voir à l’aube ,s’ébattre les fées dans les essences
Frêles nénuphars ,qui survolent nos noires décadences
Je rêve aux chuchotements d’une faune effarouchée
Douce mélodie ,qui s’amuse de nos vies abîmées
Tant pis pour l’amertume , la rancœur aigre douce
Je laisse les parfums s’enivrer sous les jeunes pousses
Ma main effleure les flots ,mon corps devient lotus
Les servantes se parent de leurs voiles ,sublime corpus
jo
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