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Ailleurs, encore et toujours...
A ces pensées de paysages lointains
Images étranges, sinistres refrains
Quelques pas dans l'indicible
Jusqu'à la jetée des Terres invisibles...
Ailleurs, encore et encore...
Inspirer, expirer, si loin d'ici
Un autre air, finement noirci
Ombre parmi les ombres
Je me love au profond du sombre...
Chimères endémiques
Des étendues grises rêvées
Les prières d'un ailleurs esquissé
Et l'unique amour misanthropique
Mais à la faveur d'une éclaircie
Trait de lumière, air de poussière
Rien de plus beau en cet ici
Le fil de l'Epeire, fragile meurtrière
Ailleurs, à jamais et pour toujours...
L'esprit s'égare aux courbes insolites
Jusqu'aux Reines, près des mythes
Le repos de l'âme, le tendre Amour...
Ailleurs, encore et encore...
A l'heure de la lente respiration
Un monde de chimères, une fascination
Pour ce qui n'est pas de ce monde
Pour la pensée vagabonde...
Aux partitions des gymnopédies
Portées excentriques et notes mélancoliques
Je m'évade sans effort, étourdi
Une nuit de plus aux cieux utopiques.
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