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La nuit plus que jamais me ramène en son sein,
Dans ce lieu endormi qui m’accueille à nouveau,
Pour pouvoir oublier ce que sera demain,
Immergé dans le son, à l’abri de mes mots.
Malgré tout mes efforts, le passé me hante,
Autant que le futur que je crains plus que tout.
La nuit est donc pour moi une mère aimante,
L’abri de mes pensées, de mes vœux les plus fous.
Mais l’espoir disparaît dissolu dans le temps.
Car voilà tout là haut l’encre noire s’évanouit,
Me laissant abattu, étendu un moment,
Pour devenir bientôt voyageur endormi.
David Cathala
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=davidcathala
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