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Je vous aime bien plus qu’un aller et retour
Sur les ailes d’un Bangkok Singapour
Puisque dans vos mains frêles et jolies,
Bien souvent, les miennes y on fait leur lit.
Je vous aime bien plus qu’un bel été,
Qu’un soleil couchant, par la mer, bercé
Où vont seuls les amants plein de promesses,
Leur mains entrelacées en de furtives caresses.
Vous m’aimez, quelle certitude, là sous mon front
Au long de ces jours qui doucement se défont
La terre, le ciel, la mer, pour témoins
Mais J’ai si peur de regarder trop loin.
Je vous aime bien plus qu’un dernier printemps
Où je verrais pâlir les fleurs, leur parfums,
Et cherchant sans hâte la dernière rose,
Pour vous, j’écrirai la plus belle des proses.
Ni tristesse ni regret, puisque je vous aime
Dans ce printemps devenu tout blême.
Je vous aime bien plus qu’un siècle d’amour
Où des amants enlacés ne verraient point le jour,
Bien cachés, Leur étreinte infiniment joyeuse
Se moquant des heures lancinantes qui se creusent.
Oh ! comme je vous aime, mon amour dernier,
Celui que le temps m’a peint et chanté,
Celui qui vient s’engouffrer en mon creux
Comme une rose sans épine, un rêve fabuleux,
Jusque dans mes croyances les plus abstraites,
Jusqu’à ce ciel profond qui m’inquiète.
Oh ! je vous aime, puissiez vous le croire,
Oh ! ma blessure comblant ma mémoire,
Mère de mes craintes enfouies , celles qui s’abreuvent
A vos lèvres en soupir, à ces grands fleuves
Aux flots douloureusement sombres et tristes,
A ces grands arbres morts que le vent agite.
Comment pourrais je vous dire adieu, mon amour,
Partant par ce chemin, cet affreux détour,
Mon doigt pointé vers ce grand ciel
Où l’avenir n’est qu’un profond sommeil.
Je vous aime oh ! blessure, amour, déchirure,
Et ce temps qui vient à moi qui jamais ne me rassure.
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