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Se taire, l’impossible discussion.
Cœur blessé, le corps sans définition.
La déroute absolue, la vaine attente.
Fausse démarche, l’enclin, la pente.
Se taire, aucune force possible.
L’intonation, les mots terribles.
Yeux clos, des pleurs secrets.
La hantise, des gestes suspects.
Se taire, continuer quand même.
Solitaire, pénible carême.
Peu d’applaudissements, le néant.
Le rêve, des jours déments.
Se taire, vieillesse bousculée
A l’aube des errances mortifiées.
Écrire l’émotion, le percevoir.
Effacer le rire, attendre le soir…
Se taire, être comédien de la vie.
Déguster le fiel, faible énergie.
Combattre inutilement, visage crispé.
De la douleur, la harpe désajustée.
Se taire, encore et encore.
L’aveuglement, faux accord.
Se taire pour mieux ingurgiter.
Se taire, crier… crier…
André, épervier.
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