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Il pleut, au dehors de ma maison de cendres,
Étouffée de mon coeur en quelques cigarettes,
C'est le matin qui pleut, il se fait tant attendre,
Que des fous trop nombreux, par la fenêtre se jettent.
Nous partirons bientôt sur les routes sans bruits
Vers de nouveaux royaumes, encore à conquérir
Là où persistait encore un semblant de vie
Mais où rien ne sera sous le joug de nos tirs.
Nous sommes conquérants, partis à la conquête,
D'un monde si petit qu'il ne peut échapper
A nos ombres ardentes, à nos grands cris de fête,
Quand rangers écrasent encore quelques fous à lier.
Il ne restera rien, derrière nos passages
Que des lames sanglantes et des corps enfiévrés,
Mais nous mourrons bientôt, sur un de ces passages,
Des mains d'hommes de bien, de leurs douces mains tués.
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