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De ma fenêtre si lointaine je vois encore l'horloge
Qui tourne ma vie sans arrêt à ses tristes désirs.
Elle fait passer un temps trop long pour temps d'éloges
Son aiguille mouvante brusque encore mes soupirs.
Bientôt sonnera midi, et soleil de mon âme
Charmera le ciel noir pour ensuite dissiper
Les gouttières infinies et les plaisirs infâmes
Qui clicottent doucement, rythmes de mes journées.
Déjà sonne la messe aux heures de mon coeur;
Je partirai bientôt, emporté par le temps
Vers des souterrains noirs, faits de brume et chaleur.
Et sonnera pour vous cette horloge funèbre
Dans vos corps et vos coeurs elle se fera entendre
Pour vous mener à l'ombre. Tintamarre des ténèbres.
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