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J'aimerais m'en aller par ces chemins de pluie
Et pouvoir suivre encore tous les nuages hauts
Me prendre à y rêver dès que les trombes d'eau
Au coeur de l'évasion seront semblant de vie.
Et voilà les montagnes, là où même la pluie
Ne survit aux fébriles instants de trop grand froid
Quand c'est blanche qu'elle devient, et toute gelée là
Mais rien ici ne plait à mon coeur qui s'enfuit.
Plus loin il n'est rien qu'un grand sable d'ennui
Des pierres d'aridité vont vivre ça et là
Ornant le pauvre désert, grand tombeau de ma foi
Je me prends au regret, au regret de la pluie.
Et je reviens alors vous rejoindre: Amis
Et nous irons pleurer sous les gouttes dansantes
En n'oubliant jamais la chaleur haletante
De nos esprits déserts, de ces terres sans pluie.
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