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Je me souviens du sable et de la mer grise et chaude qui s’affaisse sur la misère. Les enfants riaient, je crois, dans les chemins arides des étés. Et, quelques fois, durant mes longues promenades je crois encore distinguer l’ombre d’un visage qui me sourit. Les bougainvilliers aux couleurs asphyxiantes blessaient les regards des passants accoutumer à la blancheur aride de la simplicité et de la pauvreté. Parfois, je revois ce peuple aux mains longues qui tendent la bonté et le plat qui, en dépit de ses épices, redonne douceur au coeur décharné par les habitudes et les plaisirs futiles.
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