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Eau les cœurs
En ce bleu matin, puisqu’ est tombée la pluie
J’en ai aussitôt rempli le cœur de mon stylo
C’était juste pour abreuver ma douce amie
De quelques uns de mes pétillants vers d’eau
Elle est colibri qui boit mes mots en nénuphars
De ces yeux vairs dont l’un est vert bouteille
Q sec, d’un trait de liaison c’est notre histoire
Où je butine l’ivresse sur ses lèvres vermeilles
Sur les lettres, les accents chantent en aigus
Ca coule de source, tel des fontaines de romance
Mon encrier est un impluvium où courent les rus
L’ode vit, pique et garde un goût de Provence
Si jamais dans mon texte, il existe une coquille
Ce serait celle d’un escargot de Bourgogne
Il ne sort que pour le printemps des jolies filles
Allemandes parfumées en cadeau de Cologne
Mais Aude a en fait effacé tous mes songes
Et de nos bouche-à-bouche, de ma soif d’elle
Elle n’a vu goutte et même a passé l’éponge
Je reste pourtant grand buvard de ses voyelles
30/05/08
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