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Bonjour à vous mes dames, à vous mes damoiselles
Les plus femmes, les pucelles aux dessous de dentelles
Les accrocs aux soutifs et tirées des mamelles
Je vous dis ma tristesse en ces rimes charnelles
Je viens chercher ici polémique et querelle
Soyez douces amies, mes ennemies sous ce ciel
Je plongerai en vous mes idées et leur fiel
Qu’elles provoquent vos cœurs, et soient démentielles
Qu’avez-vous donc ce jour compris de la vie
Elle n’est point que de grimaces et de coucheries
De fausses peurs de donzelles qui la nuit
Se trémoussent à la lumière, la broie puis la fuient
Vos mains entre vos cuisses cherchent elles une raison
De s’aimer autrement que dans de veines illusions
Trouvent-elles les sentiers des plaisirs cachés
Ou ceux embrumés de vos envies noyées
Vous feignez la beauté quand au soir vous la blâmez
De ne pas vous offrir, allure, cheveux plus lissés
Peau moins dure, moins obscure vous préférez
Quand vous n’êtes que clarté sous vos faux airs damnés
Croyez vous que le monde n’aime qu’en vous l’immonde
Il n’y a rien qui ne gronde sinon sur vous l’ignorance
Acceptez donc ce Vous que vous offre ce monde
Oubliez la bêtise et ses gouttes d’insolence
La nuit est aussi belle que le jour qui luit
La noirceur est éternelle et la lumière aussi
La puanteur en vos aisselles ne saurait disparaître
Quand vous la couvrez à peine de soupçons de paraître
Oubliez donc la honte de n’être que ce que vous êtes
Chaque jour ne devrait être que beauté et fête
Et non une aliénable et sordide quête
À l’oubli de soi, soyez avec vous-mêmes plus honnêtes
Tripplex
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=louiss
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