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Le zinc aux égratignures
Ton essence qui s’évanouit dans l’air
C’est l’ultime senteur qui me ranime,
instant furtif dans le vent du soir
Des hommes ,des femmes s’animent
ils ont comme chemin le désespoir
du cœur et des mots entrouverts
Si tôt sur le zinc, la rosée , l’âme, le ciel
Ils sont déjà là figés dans les bistrots ,
jusqu’au lever des pâles habitudes
cherchant des breuvages comme ghettos ,
si loin du soleil et de ses sollicitudes
Si tard dans le bar, l’homme ,la lune, le fiel
Ils sont humains… la peau écorchée
Ils ont la solitude pour ultime ami ,
un peu de poussière dans les poches
où se raconte sans cesse un amour enfui
Mais la nuit arrive de sa petite encoche ,
restent les mots blêmis dans le verre brisé
les jours passent , les comptoirs ont vieilli
un homme pleure, il vient de succomber…
Il était assis à ses cotés.. elle affectueuse
mais ne supportant plus de le voir vaciller,
elle lui donna le baiser de la faucheuse
Ils sont humains…seulement un peu trahis
Seulement bannis, dans nos yeux ouverts
quand l’enfant candide courait dans les jardins
à l’abri d‘un monde qui tourne qui grelotte
Moi j’étais assis à humer ton odeur jasmin
là où l’homme s’éteignit ,comme une révolte
à l’amour des hommes et de leurs lumières
Alors seul dans le matin, un ange ,la mort, le ciel…..
jo
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