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Pas à pas, lentement, ne faites pas de bruit...
Le temps va s’étirant comme un ver sous la pluie.
Le temps va s’étirant ; je ne vais nulle part.
Je suis la nuit dormant au fond du corbillard.
Je n’ai pas vu passer, de silence en détresse,
Le cortège pressé des jours. Et mes faiblesses
Me sont comme un fardeau que l’on pose trop tard.
La force s’est couchée au fond du corbillard.
On m’a donné l’espoir, je ne sais où le mettre.
Ne cherchez pas le Ciel où il ne peut pas être.
La vie est arrivée, de report en retard,
Avec l’aube allongée au fond du corbillard.
Le voilà, le chemin que je ne peux pas suivre.
L’oubli pose ses mains sur les poignées de cuivre.
Le temps va s’étirant et, marchant au hasard,
J’ai croisé tristement le sombre corbillard.
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