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L'Enfant de l'onde bleue.
Minuit était échu, tout seul face au silence,
J'espère ta clémence, respecte ta vertu.
Le vent aussi s'est tu, je te sens et j'avance,
Troublé de ta présence, effrayé et ému.
Glissant sous mes pieds nus, ton sable devient dense,
Ta fraîcheur qui m'encense dévoile ton reflux.
Enfin tu es venu, ton étal se balance,
Ton onde se relance, le rivage est vaincu.
Ô toi mon océan, je redoute tes lames,
Mais tout petit enfant je t'attends comme une âme.
Ton flot devient puissant, et ta marée explose.
Tes vagues se referment sur mon être si frêle,
Ta force se déchaîne quand soudain tu déferles
J'abandonne et me rends, acceptant cette osmose.
Stéphane Borrell
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