|

Le Petit Prince, sans un sanglot
Vers ses amis, a pu partir ;
Qui entendra les mille grelots
De toutes les étoiles qui savent rire ? …
Mon corps, réduit en cendres, enrichira la terre
Où s’ancreront rosiers, pleurant sous floraison,
Ton corps reposera dans le sol de tes pères,
Humus des herbes folles que broutent les moutons.
Tu contestais toujours cette ultime différence,
Pourtant, nous le savions, elle serait renaissance,
Car ces choix divergents réensemenceront
Les collines arides et les déserts brûlants
De roses capricieuses et de moutons gourmands.
Ainsi, il y aura toujours un Saint-Exupéry
Pour rêver sur les roses, les moutons et la vie
Et nous écrire encore la merveilleuse quête
De cet enfant d’ailleurs qui cherchait un ami,
Ce Prince pâle et fragile qu’il nous disait Petit.
|