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J’aimerais reposer
Dans la baie de ce Mont
Où j’aimais tant venir
Aux jours de solitude,
Ecouter à jamais
L’épaisseur du silence,
Etonnamment feutré,
Brusquement déchiré
Par des sons familiers,
Mais dont la provenance
Se noie dans les mouvances
Des sables et des eaux :
Bêlements et grelots
Des agneaux dans l’herbu,
Criailleries des mouettes,
Harangues des bergers
Auxquels font écho
Les éclats indiscrets
Lancés de la Merveille,
Par quelque pèlerin
Découvrant l’infini
Au terme de sa quête.
…
Reposer pour toujours
Dans cette étendue vaste,
Mystérieuse et changeante,
Sans cesse délavée,
Engloutie et brassée
Par une mer partout
Omniprésente et forte
Et sentir mes regards
Sans cesse ramenés
Vers ce lieu d’infini
Où un Dieu rédempteur
Attend tout l’Univers.
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