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La lampe du jour
vers libres
L’amour murmure et brûle à la lampe du jour,
La mèche de la vie fume un peu par moment ;
Que deviendras-tu si la flamme se tait ?
Je ne sais rien que ce bonheur.
Tu es très loin posée sur le seuil d’un départ,
Dans une saison inhabitée ;
Ton trésor est fragile autant qu’un chant d’oiseau,
Je ne sais rien que sa douceur.
Nous marchons bras fermés aux chemins divorcés
Vers le couchant des cœurs ;
Qui éteint les étoiles ? Qu’as-tu fait de ton rire ?
Je ne sais rien que cette peur.
Après le feu, la cendre ; et la vague descendre
En un renoncement de la terre à la mer,
Pour m’y aller noyer en remous de couleur…
Je ne sais rien que ma douleur.
Théo
Juin 2008
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=theo
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