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Cette pluie qui s'écoule sur le marbre glacé
Crachin de dégôut, laveur de vieux sentiments.
Cette boîte pleine de cendres, ta dernière volonté
Enfant de ta chair, j'en accepte le cruel testament.
Au débord de mes yeux, j'en ai oublié ton Dieu
La vie, ses sentiments, la force du genre humain.
La détresse de mon coeur, se consume de mille feux
Parce que j"étais seul à exaucer ton droit divin.
Au débord de mes yeux, que de souffrance, c'est certain
Et cette pluie qui s'écoule à en détremper mes yeux.
Ton absence est cruelle je ne vois plus le soleil du matin
Juste par Amour de toi, j'essaie de gommer mes chagrins.
Vous viviez à deux, mais tu ne te sentais qu'un!
Seule au bout de ton être,à la fin de ton chemin
Tu n'as pas su relever la tête quant-il làcha ta main
Et ton bleu d'oeil s'est éteint quand s'alluma le matin.
Au débord de mes yeux, j'oublie qu'ici il n'y a plus rien
L'Amour épouse la tombe,éternel éffacement de genre humain.
Jusqu'au soir de la renaissance je respirerai ton corps
Mon transit va vers son couchant, y rejoindre ton port.
Au débord de mes yeux, va s'éteindre ma lanterne
Si triste ici bas, je visionne au-delà de nos horizons.
Presque prêt à rendre ce que donne le baptême
Je sais qu'après mon présent il y a le grand néant.
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