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Au débord des yeux

le dimanche 22 juin 2008, à 14:10. Posté par patrick


    Cette pluie qui s'écoule sur le marbre glacé
    Crachin de dégôut, laveur de vieux sentiments.
    Cette boîte pleine de cendres, ta dernière volonté
    Enfant de ta chair, j'en accepte le cruel testament.

    Au débord de mes yeux, j'en ai oublié ton Dieu
    La vie, ses sentiments, la force du genre humain.
    La détresse de mon coeur, se consume de mille feux
    Parce que j"étais seul à exaucer ton droit divin.

    Au débord de mes yeux, que de souffrance, c'est certain
    Et cette pluie qui s'écoule à en détremper mes yeux.
    Ton absence est cruelle je ne vois plus le soleil du matin
    Juste par Amour de toi, j'essaie de gommer mes chagrins.

    Vous viviez à deux, mais tu ne te sentais qu'un!
    Seule au bout de ton être,à la fin de ton chemin
    Tu n'as pas su relever la tête quant-il làcha ta main
    Et ton bleu d'oeil s'est éteint quand s'alluma le matin.

    Au débord de mes yeux, j'oublie qu'ici il n'y a plus rien
    L'Amour épouse la tombe,éternel éffacement de genre humain.
    Jusqu'au soir de la renaissance je respirerai ton corps
    Mon transit va vers son couchant, y rejoindre ton port.

    Au débord de mes yeux, va s'éteindre ma lanterne
    Si triste ici bas, je visionne au-delà de nos horizons.
    Presque prêt à rendre ce que donne le baptême
    Je sais qu'après mon présent il y a le grand néant.

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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
Agrippa le dimanche 22 juin 2008, à 14:49
Ne baissez pas la tête au marbre glacé , écoutez seulment le poète vous raconter . Merci mon ami pour ton texte cette émotion que tu ma donnée , amitié Agrippa

Vincent le dimanche 22 juin 2008, à 18:14
l'absence ! ingérable !! faut il au temps de froideur pour trop doucement parfois s'installe l'oubli ? Que le bonheur te guide ! Vincent

felicita le dimanche 22 juin 2008, à 21:11
Contente de te retrouver Patrick ! Bisous pour toi. Sandrine

Ivydall le dimanche 22 juin 2008, à 21:35
Au débord des yeux on voit passer tant de chagrins,mais le temps guérit les maux et ensoleille nos lendemains! Amités.Ivy

Alliance (petitesalade) le dimanche 22 juin 2008, à 22:00
La détresse du coeur devant cette boite de cendre, moment très douloureux. J'ai aimé a vous lire. Merci. Nath.

Marie * le lundi 23 juin 2008, à 02:48
Magnifique écrit. Bisous

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