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Parce que l'avenir, jamais, ne nous sautera aux yeux!
Parce que le présent n'est plus que poudre aux yeux!
Bien loin de ma pensée du printemps éternel!
Bien vite redescendu de tous mes septièmes ciels!
Alors je ferme de nouveau les paupières comme avant,
Besoin de cette ivresse, retour magique, dans le temps.
Chercheur d'images, sans cesse, parcour vers l'enfant.
Bien avant internet, même le très vieu et obsolète minitel
Je suis là, peinant sur les bancs,usés, de fesses d'écolier
Avec pour compagnie ce sinistre et blanc encrier.
Par la fenêtre ouverte, j'entends encore ce chien
Ses cris de liberté,aigus, résonnant dans mon lointain.
Phythagore ou Clovis et Charlemagne le premier des Poilus!
Le même instituteur m'apprenant son trop plein de déjà vu!
Deballant son lot de "voilà ce qui rend intelligent"!
Leçon après leçon,inlassablement,pas de place au boniment.
Rideaux de cotonade descendant telles des armures
Qui masquaient les carreaux, me privant d'aventure.
C'est si loin tout ça!Et bien mieux que mes superflus.
Ceux de mon aujourd'hui, où s'engrangent mes surplus.
Ma pensée d'hier dure bien plus que ce temps désuet
Bien blottie au fond de moi, dans l'alcôve douillette des secrets.
Phythagore, Clovis ou Charlemagne le premier des poilus
Du fond de ma mémoire, ce jour encore je vous salue.
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