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Le pèlerin tranquille, à la porte de marbre blanc,
Vient demander l’aumône à tous ces pauvres gens.
Dans les forêts du nord,
C’est le froid qui s’amène,
Ramenant dans les corps la douleur et la peine.
Le pèlerin tranquille, à la porte de marbre blanc,
Vient demander l’aumône à tous ces pauvres gens.
Dans les marais profonds
Qui couvrent le pays,
Les sorcières en rond
Chantent leurs litanies.
Le pèlerin tranquille, à la porte de marbre blanc,
Vient demander l’aumône à tous ces pauvres gens.
A l’aube, les vitraux
Des hautes cathédrales
Brillent, tels des joyaux,
A la lumière pâle.
Le pèlerin tranquille, à la porte de marbre blanc,
Vient demander l’aumône à tous ces pauvres gens.
On entend s’égréner
Au seuil des portes closes,
Sans répit, les années.
Et nul ne s’interpose.
Le pèlerin tranquille, à la porte de marbre blanc,
Vient demander l’aumône à tous ces pauvres gens.
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