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Perfusion de mots acides dans la veine de sa vie
Triste se veut l'enfant délaissé et trop souvent seul
Ils ne lui parlaient même plus de ce proche aïeul!
Partir,ne plus voir les dernières hirondelles, ciel gris.
S'en aller, oublier qu'ici-bas il n'est qu'un autre rien
Il n'a pas peur mais ne regarde jamais la lune
Préfèrent s'enfermer à l'intérieur de ses brumes
Sans se retourner, ni suivre aucun de nos chemins.
Marcher encore, étaler sa tristesse jusqu'en fin de nuit
L'important et d'aller chercher ailleurs, un signe, un espoir
Loin de ses parents et surtout de leur contre pouvoir
Treize ans à peine et pourtant le gamin de chez lui s'enfuit.
Tout est sombre et triste dans le coeur de sa cavale
Abîmé, fragile, son pas s'enfonce dans ses silences
" Ils ne m'aiment pas" répète sans cesse sa conscience
Traqué qu'il se sent,amer, comme un jeune animal.
Il est cette pierre, si dur mais tellement fragile
Cherchant cette flamme qui n'a jamais sû l'éclairer
Alors il s'enfuit, claquant la porte de ses jeunes années
Qui croisera sa route avant qu'il ne plonge dans l'abîme?
Chaque heure, en France, un enfant s'enfuit
Pour tous ceux qui ne trouvent pas la voie
Que mes mots tracent la route de celui qui s'en va.
Patrick
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