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Qui pousse ta plume au gré du temps,
De ces jours que l’on voudrait sans fin,
Aux saisons monotones qui vont pleurant,
Au vent du nord animant tes matins.
Où va ton regard, là bas, déçu,
Cherchant cette aube où rien ne pleure,
Cette rose écarlate qui s’est tue,
Où le marbre glacé à l’ombre des fleurs
S’est figé aux brumes nouvelles
Dans l’éclat d’un soleil radieux,
Attachant son fardeau au ciel,
Libérant ses murmures affreux.
A chaque printemps qui frémit
Mon cœur pleure de cette extase
Par ce qu’il sait qu’aux feuilles jaunies
Je te dirai adieu d’un mot, d’une phrase.
Sur ta photo que caressent les ombres
Je vois l’enfant que tu as pu être,
Ces jeux fraternels loin des tombes
Où l’insouciance regardait à la fenêtre,
Ton sourire cherchant quelque asile
Dans ces visage mêlés de ton sang
Où les crépuscules étaient dociles,
Où des voix d’anges disaient maman.
Tu regardais ces futurs s’éveillant,
L’oiseau fragile venu de nulle part,
Tes nuits charriant ces firmaments
Où s’attardaient d’immenses remparts.
Verse à cette plume ces murmures enfouis
Qui sous ton front jaillissent, immortels,
Où de ces cendres profondes et enfouies
Tous tes mots se feront éternels.
Sur les pages blanches que scrute le temps
Tes mots s’alignent silencieux et bâtisseurs
Et si ton âme est blessée au dedans
Saches que j’entends battre ton cœur.
Pour toi mon ami ces quelques vers, entre ombre et clarté
Comme l’est notre existence à tous.
Dédié à Patrick
Pour toi cette mazurka de Chopin
http://www.youtube.com/watch?v=e8PJsjO1u5w#
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