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Je me sens bien las, toutes amarres larguées
A ruminer mes tristesses aux vents de fragilité
Mon regard qui n'est plus qu'un mur de silence
Femmes de toutes mes escales, ultime souffrance.
Je suis là à t'attendre, vulnérable et aussi fragile
J'ai trop couru ces horreurs incommensurables
Qui poussent aux bouts des mers du monde!
J'ai trop effleuré des doigts l'appel des faux dieux.
Mon bateau est ancré dans une conscience bien vide.
Femme de ruffian où que soit ton pays et ton port
Pour le navigateur tu es un ultime réconfort.
J'ai toujours cru que j'étais bien, seul, sans toi
Mais je me rends compte que maintenant j'ai froid.
Peau d'ébène ou fausse blonde, peu importe
Aux cent rives de ce globe tu es toujours là
A éponger les pensées, jetées aux vents durs, amers.
Par ces hommes jeunes ou vieux, mais solitaires.
A traverser de rive en bord de tous ces océans
Besoin de vous, perpétuellement, en amant et en enfant
Corps chauds de lendemains de mers démontées
Fuir, toujours s'éloigner dans le liquide des éléments
Juste pour un peu d'amour charnel, chercher le phare
Femmes de marins, bien avant Galilée, mais il est tard.
Patrick en vague à l'âme.
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