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Il existe des lieux où l’on s’en vient flâner
En quête d’un objet, d’un rien à s’acheter,
Et il n’est pas besoin de“ Sésame, ouvre-toi !”
Pour franchir les portails de ces cavernes-là.
On s’y glisse à l’envi, furtivement parfois,
On y croise, indécis, des personnes comme soi.
Les yeux scrutent, furètent à l’affût d’un trésor
Venant couronner là le succès d’un effort
Ou lever la peine d’une journée sans joie.
Parfois les yeux se croisent, se cherchent ou se fuient ;
Sur un objet, l’échange de quelques mots suffit
A alléger les cœurs ou effacer l’ennui.
Dans ces malles au trésor,
Un fil les relie :
Est-ce un objet qui dort
Ou l’espoir d’un ami ?
BOSTON - Massachusetts - juillet 2008
reprise, grâce à la sympathique collaboration
de Dago Laborel que je remercie
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