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Etoile
Le ciel s’est voilé, emportant mon secret
Belle étoile, te trouverais-je ?
Peut-être n’ai-je pas suffisamment jeté
D’oubli, gommé les traces, y parviendrais-je ?
Une pirouette de vie, retomber sur mes pieds, je guette
A m’y crever les yeux, et tendre l’oreille, le cœur lourd
Parfois, quand une énième fois, Ciel fait le gourd
Reste muet à mes espoirs, quand je me sens prête !
Où est-elle, cette fameuse roue, qui doit tourner ?
Derrière un astre fardé, que je ne reconnaîtrais
Au fin fond d’un désert, qu’on aurait égaré
A moins qu’elle soit simplement grippée, enrayée ?
Perdue dans le temps qui s’égraine, entre parenthèses
Je m’ébats sans relâche, comme noyée de synthèses
Où les points cardinaux auraient disparus, envolés
J’erre dans un dédale, aux couloirs spiralés, à la nausée
Le ciel s’est voilé, camouflant l’espérée
Une étoile peut bien se perdre dans l’immensité
Jusqu’au moment rêvé, mon regard l’aura capturée
Ah ! Quel bonheur, mon étoile, je t’aurais retrouvée
SL 13.07.08
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La quête
Jacques Brel
Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.
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