|
|
|
Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi |
|
|
|
|
le mercredi 23 juillet 2008, à 16:49. Posté
par alain
|
|
Nous eûmes des hivers
Comme on a mal au cœur
Des façons de samba
Pour en rêver debout
Et comme argile en mains
Des nostalgies amères
Combien donc voulez-vous
Qu’il nous reste d’aurores
Parfois pourtant je sais
L’odeur des lilas sans qu’il pleuve
C’est que s’est posée sur ma peau
La main de l’amante
Ou le baiser de l’ami
Nous eûmes des hivers
A ne savoir qu’en faire
Et puis des peurs aussi
Mais c’est de bonne guerre
Nos âges se souvenaient de nous
Comme s’il était question
De patienter un temps
On croirait ainsi des fois
Que dans l’âtre le feu précéda l’étincelle
Ou bien la lune est déjà blanche
Que le jour n’a pas encore
Décidé de mourir
Nous eûmes des hivers
On ne saurait le dire
De grands flandrins d’hivers
Bleus comme on se pend
Et blancs comme on s’oublie
J’en ai parfois encore
Des frissons de rechutes
Des accès de froidures
Car le temps seul guérit la terre où vécut l’ouragan
Et s’il nous fallait croire
Au courage des corbeaux
C’est que vivre est un diamant
Que l’on taille sans fin
Va-t-en savoir si le défaut
N’en est pas quelquefois la plus belle facette
22 juillet 08
|
|
|
|
|
commentaire ( 1 ) (Ajouter un
commentaire) |
dago Laborel (rivages et tombants) le mercredi 13 août 2008, à 15:57 tu ne viens pas très souvent mais chaque fois cela en vaut la peine : vivre est un diamant /Que l’on taille sans fin /Va-t-en savoir si le défaut /N’en est pas quelquefois la plus belle facette : ça c'est splendide ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi |
|
|