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Passer cet écran là, qui nous fait retenir,
Nos élans, avortés par la force des choses,
On aurait tant aimé, nous disent les désirs,
Mais la nostalgie pousse tout et puis s'impose.
Les regards vont se perdre aux rêves convoités,
On aurait bien voulu, on aurait bien aimé,
Aussi loin qu'on se perd, dans un temps déboîté,
Qui va, se déformant, et vient nous abimer.
Spectres de nos envies, pauvres résignations,
Qui nous mettent à plat ventre face à l'adversité,
Dans les restes encore chauds, de toutes nos passions,
Reste plus rien d'espoir, plus rien de dignité.
Passer cet écran là, qui nous fait retenir
Tout le meilleur qui est là, qui voudrait devenir...
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