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Auguste RENOIR Le déjeuner des canotiers, 1881
Pour réveiller la Muse (poème un peu macho)
Cela ne rime à rien de se creuser la tête
pour trouver un sujet de poème inédit,
votre esprit est muet, à moitié endormi
on suce son crayon, on se sent un peu bête.
Peut être alors faut-il laisser souffler la bête,
rigoler un bon coup, aller boire un demi
ou plusieurs sur le zinc avec de bons amis,
sympathique virée de copains en goguette !
Et alors brusquement il se peut que la Muse
sortant de son sommeil, étonnée et confuse
vous adresse soudain un clin d'oeil enjôleur
Vous sortez le carnet et vous tendez l'oreille,
mais, macho jusqu'au bout, dites d'un ton râleur :
« alors c'est maintenant, femme, que tu t'éveilles ! »
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