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Un voile cotonneux se posait sur l’écume
Assourdissant les cris d’un sordide ressac
Qui butait chaque fois sur l’impasse du lac
Tandis que résonnait une corne de brume.
Un amant malheureux les yeux pleins d’amertume
Plongeait dans chagrin morbide et langoureux
Sa belle a déserté ses chemins d’amoureux
Séduite par la mort et son triste costume.
Comme avant il allait recherchant son bonheur
En traînant délaisser, son bel amour en berne.
Sa route pour demain lui paraîtra bien terne
Car il a tout perdu dans son morne malheur
Temps vite révolu des princesses superbes
L’amour a des attraits et de sombres destins
Il se sème souvent comme une mauvaise herbe
Qui prive l’amoureux d’un sublime festin.
En laissant le grand vent déchaîner ses tempêtes
Sur les rivages blancs du lac abandonné
Il oubliera le temps des merveilleuses fêtes
Où la passion vivait dans son éternité.
JC Blondel
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=jcblondel
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