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Ne sauras tu jamais ce que veulent les hommes
Dans l’écho de ton éternité qui résonne,
Dans ces soir d’hiver touffus d’images
Où nous restons là, à ton souffle sage,
Où les pensées vont s’émietter
Sur ton écume, par le vent dispersées.
Ne sauras tu jamais ce que l’on t’envie,
Ces flots aux mémoires englouties
Répandant aux profondeurs abyssales
Le bruit d’un monde qui divague,
Où des amants, un instant effrontés,
De leur toujours se sont égaré.
Ils regardaient sur les pages du temps
Ces reflets argentés qu’offrait le vent,
Et muets, dans les vagues enroulées,
Voyaient se perdre leur dernier baiser.
Sauras tu nos blessures sans mémoire
Et que l’homme doit tant te décevoir
Dégorgeant son venin d’affreux bateaux,
Epouvantant des milliers d’oiseaux,
Et que leurs rivages l’ont affronté,
Que bien des marins ont pleuré.
Sauras tu cet immense amour de la terre
Berçant les toujours pour te plaire,
Ces ciels profonds qui toujours inventent
De funestes ombres indolentes.
De l’homme, sauras tu te guérir,
Toi qui n’en finis pas de mourir,
Dis moi, serais tu éternelle
Bénie par les Dieux, là dans le ciel.
Serais tu notre futur lointain
Où l’homme se rappellerait le premier matin,
Sauras tu quand tes soupirs me reviennent
Oublier des hommes leur anathème.
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