|
Les rus sont asséchés la terre se fendille
Plus de source qui gazouille ni de gais chants d’oiseaux
A la pierre qui roule sur le chemin de terre
Ne répond nul écho les animaux se terrent
l’épée hors du fourreau le casque rutilant
Dans les chambres des arbres où les fruits s’arrondissent
L’été ouvre des plaies que visitent les mouches
Ce faucheur d’astres mûrs aussi blonds que les blés
Poursuit dans les vergers sa moisson de médailles
comme un vin qui pétille sautillent les sauterelles
Comme de fleur en fleur circulent les papillons
Des voiles se détachent sur le fond bleu du ciel
Aux marcheurs qui enfoncent les pieds nus dans le sable
La plage étincelante rend des baisers brûlants

|