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Quand on pense aux cigales on songe à la Provence
aux grands pins toujours vert à la cime étalée
Aux platanes ombrageux qui perdent leurs écorce
aux citronniers tordus aux oliviers noueux
Aux terrains caillouteux aux fontaines aux collines
Aux chemins rectilignes qui traversent les vignes
Aux toits de tuiles rondes qui reçoivent l’averse
Et protègent l’été des rayons du soleil
au vent qui vient du nord pour chasser les nuages
Apportant avec lui des parfums de lavande
de thym de romarin et de résine de pins
Aux palmes qui balancent avec nonchalance
Au doux chant de la mer qui berce les bateaux
et les garde endormis dans l’arrondi d’une anse
Avec des lignes blanches comme sur un pull marin

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