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Le Jour se lève
Faire l'amour. Le terme était beau, mon ange blond, au corps cuivré, courbes de pigments chéris. Construire une cathédrale de promesses endiablées, ouvertes aux vents d'une parenthèse malicieuse, et tendre, si tendre... S'ébattre contre le cours du temps, face à la nuit si grande et si fugitive, qui glisse entre nous comme le sable des heures, insidieusement.
N'y pas pensez, construire la rébellion, aux bornes du monde qui tangue, lovés dans des sensations non sereines, fièvreux dans nos bras tendus, génie de la création pure, nourris que nous fument de ces mains électrisantes.
Fusionnant pour jouir, plaisir renouvelé, à deux et pour deux, partage ultime de nos corps langoureux. Rêve de ne plus vieillir, de ne plus devoir paraître ailleurs, qu'entre tes seins et ta peau dorée, hypnotisant nos plaisirs soupirés, nos pudeurs fines sur ton arôme secret, canelle et vanille.
Sur le fil d'un navire chavirant vers le naufrage, vers les lueurs assassines du monde anguleux, vers l'aurore chagrine et ses devoirs acerbes, vers la fin d'une danse qui s'évade, évanescante, entre tes jambes et les miennes, entre mes lèvres embusquées et tes cheveux flottants, naufragés d'un hymen qui s'enfuit déjà, au bout des horizons et de la nuit...
David Cathala
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