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J’ai tant essayé de t’écrire
Et autant imaginé te décrire
Aujourd’hui, je capitule
Ta beauté a pris le dessus
Sur les mots et les vers que j’ai connus
M’a emprisonné dans tes yeux
Dans tous les temps et les lieux
Du froid à la canicule
Du désert à la péninsule
J'ai cherché à te représenter
Comme, on m’a demandé autrefois à la maternelle
Prends tes couleurs
Dessine un cœur
Mais, je t’ai esquissé mademoiselle
Demeure éternelle
D’un amour
Que je recherche toujours
A l’encontre du temps
Je redeviens enfant
Je cours emportant mes morceaux de craie
Entre les ruelles de mon quartier
Et sur mon ardoise
J’essaie de reproduire en blanc et en noir
Tes lèvres framboises
Ou tes yeux noirs
Mais, sans gloire
Mes papiers volent comme des pigeons
Depuis ma gomme et mon crayon
Portant mille images
Pour ton corps et ton visage
Mais, s’égarent dans le labyrinthe de ta beauté
Brûlent du feu de ta féminité
Me récusent, et te déclarent allégeance et loyauté
Je ne fais que constater
Tu as pris possession
De mes délires et mes passions
Tu as résumé mes rêves
En toi, Eve
Par quel pouvoir
Tu as fait désobéir mon imagination
Tu as causé l’insurrection
De mes sens, jusqu’à ne plus voir
Que toi
N’entendre que ta voix
Almostakbil
Mon quartier labyrinthe
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