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Partout les chemins ne sont pas bordés de fleurs
Et naturellement ne conduisent pas tous au bonheur.
Mais nous devons les suivre car ils acheminent nos vies
Tous, ces chemins, même ceux poussiéreux de nos folies.
J'ai beaucoup parlé des chemins sableux de mon enfance
Chemins hésitant, emplis de mes peines et de mes jeux.
Chemins souvent pénibles de ces débuts, sans expérience.
Chemins de l'abandon, aux tracés d'amertume et douloureux.
J'ai foulé ces chemins de terre, vibrant d'adolescence
Ces chemins qui mènent nos vies au gré des insouciances
Ces chemins difficiles où parfois se brisent les espérances
Ces chemins où traînent nos pieds, ceux de nos errances.
J'ai pataugé dans ces chemins de boue et de désespoir
Chemins d'ornières où l'on doit se battre pour avancer
Chemins de lutte pour des survies au futur sans gloire
Et s'en nettoyer les pieds sur les chemins des rancuniers.
J'ai érré mes jours sur ces infinis-sables chemins de pierre
En y croisant l'aventure et de temps en temps l'amour.
Mais ces chemins parfois traversent d'invisibles frontières
De celles qui font que le chemin devient sans possible retour.
J'ai toujours suivi ces traces, que d'autres m'avaient tracé
Et aujourd'hui, après avoir aussi longtemps marché
Reste en moi, constamment, cette triste et indélicate idée
Celle de m'asseoir, refuser, et ne plus vouloir encore avancer.
Les chemins de la vie sont parsemés de tant de doutes
Et ils croisent souvent la douleur, tapit en bord de route.
Partout les chemins ne sentent pas ces odeurs de bonheur
Mais tous sont tracés par l'homme, au gré de ses humeurs.
Patrick 03/ 09/ 2008
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