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Les flots du temps ont balayé les belles amitiés
Toutes, échouées à l'ombre d'un port, évanouies
Ne laissant que de vagues écumes de mélancolie
Emportés par les vents, tous, ces rires de nos étés.
Les flots du temps ont creusés tant de tombes
Disparus, désunis dans ces océans de larmes
Tout prend le large, le rêve a aussi ses drames
Quand le manque devient trop, le moral sombre.
Les flots du temps ont dispersé les jolies fleurs
Envolant leurs semences dans les abîmes du temps
De celui qui passe trop vite, laissant les tourments
Bateau ivre de nos pensées, des jours meilleurs.
Les flots du temps ont effaces les gais sourires
Et les traces que laissent les pieds d'enfants
Sous les vents de l'atlantique, il y a longtemps
Camarades de jeux, au large les vieux souvenirs.
Les flots du temps ont chassé les rares éclaircies
Nous laissant seuls, dans nos océans de rage
Parce que l'on n'a pas su tenir nos choix, l'on nage
Emportés par la mer des doutes, moral anéanti.
Les flots du temps ont éteint bien des Amours
Échouant les coeurs assombris, chacun pour soi
Où l'on ressort fort amoindri, sans bague au doigt
Et la mer efface les devenir et les " pour toujours ".
Les flots du temps engloutissent tout, même les noms
Ceux que l'on ne devait pas oublier, blottis dans nos secrets
Mais où sont passés ces gens, sous les vents d'alizé, balayés
Le temps nous joue des tours, ses flots font perdre la raison.
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