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J’aurai avant le jour la défaite facile
Et le remords pesant.
La révolte viendra comme un oiseau fragile
Qui a perdu le fil du vent.
Je n’aurai pas l’envol lent et gracieux d’un ange,
De ma tour d’ivoire à la terre.
Je tomberai si fort du haut de ma falaise
Que j’ébranlerai les enfers.
J’ai dû perdre en chemin le mince fil d’Ariane
Qui me conduisait vers chez moi
Mais je veux m’égarer avec tant de panache
Que nul ne s’en apercevra.
Wednesday child, tu souris comme un enfant malade,
De l’amertume au coin des lèvres
Et le jour et la nuit te paraissent semblables,
Dans le délire et dans la fièvre.
Tu n’as pas la douceur des enfants du dimanche,
La beauté de ceux du lundi
Et dans ton cœur qui bat par instinct de revanche,
Tu te sens fier d’être maudit.
J’aurai avant le jour la détresse facile
Mais le soleil sera levé
Depuis bien moins longtemps que la lueur débile
Vers laquelle je marcherai.
Je porterai bien haut les couleurs du déclin
Que les enfants du mercredi
Voient tôt ou tard passer comme un pâle assassin
Sur le chemin du paradis.
Et quand le jour viendra, si la nuit s’éternise
Aux alentours de mon chagrin,
Je ferai un grand feu de toutes les méprises
Que j’ai pu commettre en chemin.
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