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Sous le soleil qui brûle mes yeux
Je pense à ceux que j'ai laissés.
Dans ce bleu merveilleux
J'ai bien du mal à repenser
A ce voile gris qui obscurcit ma vie
Et je me demande pourquoi
Tout n'est pas aussi clair qu'ici
Pourquoi ailleurs je ne vois que toi
Ce soleil et ce vent sont un peu comme toi
Leurs caresses et leurs morsures se confondent
Alors que du bout de tes doigts
Doucement tu fais naître une onde
Qui parcourt mon corps tout entier
Comme pour mieux l'apprivoiser
Je respire ta peau, je suis bien.
Et soudain je me réveille
Auprès de moi le vide, le rien
Cette chaleur, ce n'était que le soleil
Celui d'Avril en Provence
Dans le frisson des amandiers fleuris
Comme un été en avance
Qui vous enchante et vous sourit.
Ce n'est qu'un rêve éphémère
Que j'oublierai dès mon retour
Ne gardant que le goût amer
De cet impossible amour.
Avril 2008
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