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Derrière cette fenêtre
Lorsque je me concentre
Que ma conscience s'évapore
Bien au delà de mon être
Quelque-part dans mon antre
Dans ce nulle-part je vis encore
De ton ombre je me pénêtre
De cette douce evanescence
Devenue comme impalpable
De toutes ces couleurs que tu fais naître
Dans cette semi inconscience
Qui me rend coupable
Ne laissant rien paraître
Je me désincarne peu à peu
Et doucement, les paupières closes
Je te fais apparaître
Et nous marchons tous deux
Au coeur des fleurs fraichement écloses
Une larme glisse sur ma joue
Ce bonheur enfin c'est nous.
2008
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