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Cet endroit de mon corps
Que je ne savais pas si bienveillant
Cet endroit qui hier encore
N'était ni chaud ni accueillant
Devient pout toi douceur et tiédeur
Ce jardin méconnu, délaissé
Pour notre plus grand bonheur
Tu as su le défricher
Ta main quelque peu indocile
S'est insinuée, dessinant le premier sillon
Au soleil de juin, près de cette eau tranquille
Elle découvrit tendu et fragile mon bouton
Et bien que j'aie dit non
Tu ne m'as pas laissé le choix
Faisant naitre un frisson
Tu as laissé courir tes doigts
De façon magique, inattendue
J'ai joui presque instantanément.
Et depuis ce jour dont je ne rêvais plus
Pour toi j'ai cet émoi permanent.
Ce que d'autres, plus malhabiles
N'avaient su m'offrir, me laissant sur ma faim
Toi et ton amour indélébile
Me l'avez offert enfin.
2008
Trop jeune
Ta main posée sur ma cuisse
C'était pour moi naturel, amical
Un geste tendre tout au plus
Je nous croyais complices
Je n'y voyais rien que de très normal
J'étais trop jeune et naïve en plus
Aujourd'hui je ferais en sorte qu'elle glisse
Je me ferais féline, animale
Je lui ferais faire un saut de puce
Pour que doucement elle se hisse
Vers ce creux, ce mont, ce val
Je l'attirerais comme un précieux papyrus
Contenant l'accès au plus doux délice
Je lui offrirais mon désir cannibale
Lui prendrais un doigt que je sucerais
Puis elle s'égarerait avec malice
Et dans un geste théâtral
Elle tirerait le store et plus rien on ne verrait
2008
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