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Le sourire charmeur
Du séducteur
Le profil plein de promesses
D'un homme romantique
Offrant passion et tendresse
Le rêve idyllique
Celui qu'on n'ose même pas
Envisager de rencontrer.
Et moi je l'avais là
A l'autre bout du clavier
Puis au bout du fil
Il avait une belle voix
Il ressemblait à son profil
Et il voulait me voir, moi !
En vrai, en os et en chair
Mais deux jours après
Sans nouvelles, c'était clair
Je n'avais plus d'attrait
L'homme si poli
Avait changé d'avis
Trop de distance entre nous
C'est ce qu'il m'a dit
Rien de possible entre nous
Alors adieu et merci.
Mai 2008
Alick
Frère venu des iles ensoleillées
Nos échanges humoristiques
Laissaient présager quelqu'un de sympathique
De se rencontrer fallait au moins essayer.
Il m'a invitée toute une journée
Timidement j'ai accepté
C'est chez lui qu'il cuisinait
Ca ne m'a pas arrêtée
Visite guidée de sa maison
Détails sur sa vie
Et aussi plein de questions
Sur Patchouly
Ti punch bien serré
Repas bien présenté
Un traiteur planqué
Dans la cuisine, qui sait ?
Et le dessert de ce menu
Qui l'eut cru ?
C'était Patchouly
Au creux de son lit
Et malgré mes réticences
Il a sorti toutes ses essences
Dont nitrate d'amyle (hic)
A déballé son oiseau exotique
Et là j'me suis dit
Toi ma p'tite souris
T'es dans l'trou à rats
Tu y passeras.
Il a pris ma main
Et dessus s'est vidé
Puis s'est excusé
Scène II acte I
La tête dans ses mains
A dit : j'ai tout gaché
Scène III acte I
Il avait bien deviné
Mon mail suivant disait
Que j'n'aimais pas son dessert
Que sinon c'était parfait
Mais qu'il fallait pas m'la faire.
Attention mesdames il sévit toujours
Sur ce site que souvent il parcourt
Et cet oiseau exotique
N'est point romantique.
Mai 2008
Gérard
Le gentil Gégé qui à cause d'Alick
A eu son rendez-vous foiré
Après ma nuit de panique
Un lapin lui ai posé.
Mais lui n'était pas pervers
Il a eu des mots consolateurs
Toujours là à n'importe quelle heure
Pour m'aider à effacer cette galère.
Sur un autre site il a rencontré
Une fée qui s'ra p't-être sa moitié
J'ai comme un p'tit goût de regret
Mais j'ai gagné un peu d'amitié.
Mai 2008
Claude
Je ne suis pas si sûre
De vouloir en parler
Car lui, je vous l'assure
Il m'a chamboulée.
On avait tout en commun
Notre humour et nos rires
On regardait vers demain
Avec de grands soupirs.
On a été complices
Peut-être un peu trop vite
Tout était délice
J'ai accepté son invite.
On était timides
Dans cette petite auberge
Le regard humide
Comme des enfants vierges.
Alors un peu plus tard
Dans un hotel on a pris rendez-vous
Mais ce jour là rien ne s'est passé
Comme on voulait même si c'était doux.
Nos vêtements éparpillés
Dans un joli cafouillis
Ce désir inassouvi comme vieilli
N'ont engendré qu'une amitié.
J'étais sensible à ses rimes
Et même s'il y eut quelques larmes
J'aime toujours ce qu'il exprime
Contre lui je n'ai pas d'arme.
J'aurais voulu des "je t'aime"
Des nuits d'amour et d'ivresse
Mais nous ne jouions pas le même thème
Et je ne serai pas sa princesse.
Je n'ai pas trouvé de petit ami
Mais sans doute gagné un véritable ami.
Mai 2008
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