|
Je veux vous ignorer
Pour ne jamais vous éprouver.
Même quand mon coeur bondit
Devant votre ignominie
Je ne veux pas ressembler
A ceux qui marchent le poing levé
Je ne veux ni mordre ni griffer
Ni me livrer à fes échauffourées
D'ou l'on sort échevelée, ébouriffée.
Je ne veux en aucun cas vous utiliser
Vous êtes mes pires cauchemars
Avec racisme, guerre et intolérance
Vous êtes poison, venin, poignard
N'engendrant qu'injustice et souffrance
Je ne vous aime pas
Je ne vous écouterai pas.
Avril 2008
Indestructible fragilité
Toi qui critiques mes écrits
Et celui qui les lit
Qui es tu pour me dire ce que je suis
Qui es tu pour me juger sur ce que je dis ?
Oui un homme a cherché à me détruire
Oui il a bien failli y parvenir
Et tu vois aujourd'hui il me semble
Qu'à bien y regarder tu lui ressembles
Tu m'affubles des plus horribles travers
Et moi naïve je te laisse faire
Lorsque tu m'insultes
Je le sens, tu exultes
Mais je vois clair dans ton jeu
Et contre moi rien tu ne peux
Je ne serai plus jamais victime
Tu ne commettras pas ce crime
Rien ni personne ne me souillera plus
Non, tu as bien entendu, jamais plus
Il ne fallait pas crier victoire
N'en fais pas toute une histoire
Regarde toi dans un miroir
Et laisse moi vômir ce venin noir
Que tu as essayé de m'inoculer
C'est ta propre indignité, ta vérité
Dont tu voulais m'afubler, m'accabler
A présent je ne me laisse plus manipuler
Tu peux ranger ton fiel dans ton coeur
Tu n'éveilleras pas même ma rancoeur
Ta haine m'a redonné force et courage
Va et laisse pleurer ta soif de rage
Tu peux partir au loin
Va je ne te hais point
Tu m'as rendu l'innocence
Dans toute son essence.
Juillet 2008
Fleur naissante
A quinze ans
Fleur à peine éclose
A l'aube d'une vie
Que paupières closes
Je rêvais douce à l'envi
Un mari, une maison, deux chiens
Des soirs de douce volupté
Deux enfants ou trois ce serait bien
C'était tout ce que j'attendais
Une vie faite de sérénité
Et de douce sensualité
Je pensais que tous on la méritait
Que c'était un droit une réalité
Qu'il suffisait de le vouloir très fort
Puis j'ai rencontré mon cavalier
Ironique et cruel coup du sort
Et mes rêves il a balayés
Les métamorphosant en cauchemar
Tatouant mon quotidien de sa haine
Tuant un à un chacun de mes espoirs
Me laissant au coeur une immense peine
Puis il est parti sûr de m'avoir détruite
Comme cette jeune fleur piétinée
Qu'à peine née il avait tant malmenée
Trop fragile, et bien trop petite.
Aujourd'hui cette fleur est cannibale
Elle a grandi et si un mâle
Se montre indigne cruel ou traitre
Elle ne saura l'admettre.
...Comprenne qui pourra
Avec moi on ne joue pas.
Juillet 2008
|