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Ces mots qui transitent la pensée
Voyageurs de la nuit insomniaque.
Dans ces heures d'obscurité, complices
Où les plumes s'émeuvent, ingouvernables.
Allumant l'esprit et souvent le bon sens
Dans nos signes de têtes, jamais closes
Au milieu de nos songes durs ou aimantés.
Jusque dans la courbure du dernier mot
Rimant ou pas sur nos papiers nomades.
L'avenir est sans fin, pour l'écrit habile
Et celui qui lira dans nos après demain
Parlera des ancêtres qui vidaient leurs plumes.
Ils se faisaient un monde de fleurs et d'arbres
Avec des pissenlits mangeable par la racine.
Brassés, sont nos multitudes de mots
Emplis de larmes et de beaux jours.
Ils se distribuent de moi vers vous et vice versa
Nous faisant découvrir ce que nous cherchions.
Boîtes à surprises pour nous même et les autres.
Tous, nos fuseaux de mémoire qui s'étalent
Lueurs rieuses ou nuages de verbes forts
Mettant une petite trace dans la neige des mots.
Nos textes qui se disent ou qui parfois se chantent.
Poètes d'aujourd'hui aux souvenances des hiers
Rien, non, n'échappe à l'instant pour le futur
Éphémère est la vie, laisses ta trace que je me dis
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