|
Ni farouche
Ni sainte Nitouche
Oui, je couche...
...Sur le papier
Uni ou glacé
Des mots salés.
Poésie érotique
Pour névrotiques
Ou fanatiques
De jolies filles
En bas résilles
Et talons aiguilles
Qui souvent otent
Nos p'tites culottes
Avec leur quenottes.
Messieurs, mesdames
Si j'y laisse mon âme
N'en faites pas un drame
Car l'amour érotique
Nous fait tous la nique
Et parfois nous pique.
Pour une ingénue
Une histoire de cul
C'est trop incongru
Mais pour les vicelards
Voir un beau pétard
Ca excite le dard.
Mais y'a comme un hic
J'fais dans l'érotique
Ou bien dans l'comique ?
Juin 2008
Belle endormie
Par la porte tout juste entr'ouverte
Il la voit dormant à demi nue
Une jambe repliée, comme offerte
Ce corps si parfait, cette belle ingénue
L'a endormi, le berçant de plaisir
Elle a bougé durant son sommeil
Il s'approche de la demoiselle
A la beauté sans pareille
Sa bouche tremble, elle l'appelle
Lentement il se penche vers elle
Approches ses lèvres humides de sa bouche
Elle soupire remuant sur sa couche
Le drap repoussé laisse voir à présent
Un sein blanc, plus qu'attirant
Que de sa bouche il frôle
La belle endormie sourit à ce drôle
Ou c'est ce qu'il croit voir
Dans le reflet du miroir
Son vêtement se fait plus étroit
Il s'en défait fébrile et maladroit
Son souffle tel un frisson
Révèle une envie de passion
Elle lève sur lui ses yeux
Et attire à elle cet amoureux
Cueillant son membre raidi
Lui faisant goûter le paradis
Puis elle glisse son mont de Vénus
Contre ce fier phallus
Elle s'y empale doucement
En un va et vient lancinant
Au creux de ses cuisses
Il ondule avec délice
Leurs bouches se cherchent tandis
Qu'il pousse un dernier cri
Elle le rejoint dans cette agonie
Et leurs corps de plaisir alanguis
Restent longtemps unis au coeur de la nuit.
Juin 2008
Après l'amour
Je reste là blottie
Le nez enfoui
Dans ta toison
Je me délecte à foison.
Je te respire
Je n'ai plus de désir
Tu sens le câlin
Au petit matin
Quand il fait si beau
L'odeur du pain chaud.
Je me délecte de ta moiteur
De cette douce odeur
J'ai envie de ronronner
De me pelotonner
Contre ton corps
Détendu, comme mort.
J'ai envie de tendresse
Et de délicatesse.
Nos corps apaisés
Se sont apprivoisés
Ils sont repus
Comme éperdus.
Je t'aime encore plus fort
Et contre toi je m'endors.
Mai 2008
|