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Paresse

le jeudi 02 octobre 2008, à 18:04. Posté par Patchouly


    Ô ma déesse !

    Fais moi de tes tresses
    Un grand lit de liesse
    Voue-moi à la paresse
    Et doucement le rideau abaisse
    Pour que rien ne paraisse
    Souffle un vent de caresses
    Afin que mes rêves naissent.

    Quand la lumière baisse
    Fais venir tes abbesses
    Et qu'elles donnent une messe
    Que leurs murmures me bercent
    Pour que plus rien ne me blesse
    Et que viennent la faiblesse
    Et les langueurs de ta confesse.

    Si tes lettres de noblesse
    Sont en ce monde pêcheresses
    J'en ferais des princesses
    Afin qu'aucune ne te délaisse
    Et que leurs corps se laissent
    Mener jusqu'aux prouesses
    Qui doucement bouleversent.

    Je distribuerai tes largesses
    Et guiderai toutes ces jeunesses
    Elles feront voeu et promesse
    De servir jusqu'à la vieillesse
    Le plaisir de ton infinie sagesse
    Je serai ta prêtresse
    Car plus rien ne presse...

    22.06.1988

    Sélène

    Ce soir la lune est verte
    Ele est sauvage et insoumise
    Elle semble immobile, inerte
    Mais je la sens rebelle, indécise
    Ce soir je suis l'astre de la nuit
    Et comme elle je veille quand tout dort
    Tandis que tes paupières lourdes d'ennui
    Doucement se ferment, je veille encore
    L'horloge du temps se fait plus précise
    Pourtant Sélène est intemporelle
    Sur elle lesans n'ont pas de prise
    Astre nocturne à l'humeur sensuelle
    Berçant un Pierrot fou de passion
    Luminescence pâle inaccessible
    Source de tant d'émotions
    Semblant chercher ailleurs l'impossible
    Disparaissant dans l'aube naissante
    Commme l'arc opalescent après la pluie
    Pour se faire plus qu'envahissante
    Lorsque reviendra la prochaine nuit
    Ce soir je serai l'astre vermeil
    Qui veillera sur ta nuit.

    23 Mai 2008

    Larmes

    Fleur d'écume, fine goutelette
    Tu roules sans pudeur sur ma joue
    Née d'une émotion trop intense
    Unique goutte, toute rondelette
    Tu glisses jusque dans mon cou
    Comme une perle qui danse
    Issue de cette joie me submergeant soudain
    Joie de lui appartenir enfin.

    Perles comme rosée, abondantes
    Vous jaillissez inondant mes lèvres
    Dansant votre farandole
    Et ma bouche devenue tremblante
    Où se mèlent sel et fièvre
    Se fait désespérément folle
    Car de ce nous qui n'étions qu'un
    Il ne restera bientôt plus rien.

    Juillet 2008

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