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Qu'as-tu fait de moi ?
Je ne demandais que peu de choses
Juste quatre murs et un toit
Un chien, un jardin, quelques roses
Et des enfants jouant sur le gazon
Je ne voulais ni richesse
Ni palace, ni lointains horizons
Juste un havre de tendresse
De paix, de sérénité
Mais tes rêves étaient ailleurs
Et sais-tu seulement où ils étaient ?
Qu'as-tu trouvé de meilleur
Et pourquoi ces mensonges
Cette violence et ces humiliations ?
Aujourd'hui encore quand j'y songe
Mon coeur se serre d'émotion
Je n'étais qu'un jouet entre tes mains
Le jouet s'est brisé, quelqu'un l'a recollé
Mais il reste fragile et qui sait si demain
Son coeur et sa vie ne vont pas s'envoler ?
Mai 2008
Mon pays
C'était autrefois une terre d'asile
Un accueil pour rebelles indociles
Réfugiés perdus, femmes en danger
Ou pauvres étrangers
Une consolation pour les naufragés
Mais aujourd'hui qu'en est-il
De cet Eldorado d'exil ?
Ma terre défigurée par la haine
Ravagée par toutes ces hyennes
Qui veulent nous faire croire
Qu'être français c'est une gloire
Aussi je le dis bien haut
Cette patrie qui tourne le dos
J'ai honte pour elle
Fermant yeux et oreilles
Aux plus démunis
Ou aux sans abri
Laissez moi rire, de ce rire amer
La terre est nourricière
Et les ressources ne manquent pas
Du travail pour tous il y en a
Il suffirait de vouloir
D'ouvrir les yeux et de voir
Nos hopitaux sans soignants
Nos chantiers sans bras vaillants
Ce n'est pas l'étranger qui gère mon pays
Mais bel et bien les gens d'ici
Et cette pauvre France
Qu'on saigne à outrance
Ne peut se fermer à pareils tourments
Personne n'en sortira plus fort ou plus grand
Sauf quelques parvenus nous délestant
Tous petits ou grands, noirs ou blancs
Mais demandez vous jusqu'à quand
Ils resteront en nous aveuglant
Par leur longs discours, leurs semblants
Oui encore combien de temps ? Avant...
Juillet 2008
A Amrane
Qu'est-ce qui mène la ronde
Depuis que le monde est monde ?
L'amour, l'argent, le pouvoir.
Et trop souvent balayant tout espoir
Ce n'est que la soif du pouvoir
Qui agit selon son bon vouloir
Corrompus et corrupteurs
Tous unis et de bon coeur
Opprimant les peuples soumis
Les laissant parfois sans vie
Promulgant leur propre justice
Des hommes ordonnent le supplice
De tous ceux qui osent
Parler de métamorphose
Qui redonnerait à leur pays
Simplement un peu de vie.
Quand la nuit se fait profonde
Comme un charnier où gronde
La voix des opprimés
L'amour est supprimé
Et c'est la voix de la haine
Qui s'élève au coeur de la peine
Ou quelque plume d'un autre âge
Appartenant à un homme sage
Qui ose nous donner son témoignage
Le faisant avec force et courage.
Juillet 2008
A un poète Algérien qui dénonce avec courage ce qui se passe chez lui.
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