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Après une journée de vent
Après une journée de vent,
les images défilent brutales
L’étoile se couche dernier testament
comme un chant pur : terminal
Tout était calme, barbelés de l’ignominie
les wagons dans un dernier soupir
Pour les anges éclaboussés à la barbarie
Reste le bas-relief où l’innocence expire
Les loups aux entrailles malveillantes
Aux crémations d’une odeur ineffaçable
S’abreuvent de chairs humaines, hurlantes
Pour une folie à l’aveuglement coupable
Prisonniers d’une journée brume grise,
Les hommes défilent dans le couloir
L’étoile cousue se brûle promise
Comme une oriflamme dans le noir
Tout était froid, les chambres asphyxient
Les familles dans une dernière prière
Tondues et déportées…la cruauté se suffit
Dans ce bas-relief à l’idéal sanguinaire
Seul dans une journée d’internement,
Je dévisage dans la lucarne abyssale
Une haine aux sangs du recommencement
Dévorer un monde aux fragiles pétales
Nos colombes aux rayures bleutées
Chantent des incantations aux cent pardons
Elles nous éclairent à la lueur d’un ciel étoilé
Pour notre mémoire vide à l’abandon
J.B
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