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Les heures s'écoulent, maussades,
Tel le goutte-à-goutte incrusté
Dans la sombre veine bleutée
De la main pâle du malade
Heures solitaires et lourdes
Où s'égrène la nostalgie
Tristes pensées qui sourdent
Et que rien n'embellit
Le temps au temps s'ajoute
La vie suit son cours au dehors
Mais celui qui l'écoute
Ne fait plus partie du décor
Et pour tout horizon
Le ciel lourd, les murs gris
Le blanc immaculé des sons
Et la télé qui bruit
Le temps s'est arrêté pour celui qui attend
Et les actes d'hier paraissent si lointains
Et tous ceux de demain avenir incertain
Seul le silence ronge les secondes en suspens
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